Les signes de qualité d’une rampe d’escalier en fer forgé
Une rampe d'escalier commence par un dessin : l’épure.
Ce dessin doit être fait selon la forme de l'escalier et non selon des tailles de volutes existantes
Une rampe d’escalier doit suivre correctement l’escalier, le rampiste saura respecter les courbes tout en gardant les aplombs de ses fers. Cette technique s’appelle le débillardement ou débillardage, elle s’effectue sur l’escalier, marche par marche.
Les fers du motif sont de section rectangulaire. On utilise principalement le fer plat de 16x8 dans les éléments décoratifs du XVIIIème siècle.
Les terminaisons des fers sont obligatoirement forgées à chaud. On peut amincir ou rouler le fer (noyau). La forge adoucit naturellement les extrémités contrairement à une coupe mécanique qui serait blessante.
La forme de chaque fer suit une courbe régulière, sans casse (changement brusque de rayon de courbure). On ne perçoit pas un polygone ou une ligne brisée mais une courbe harmonieuse.
L’assemblage est vissé ou soudé. Dans ce dernier cas pour éviter de former un bourrelet de matière le ferronnier biseaute ses fers (chanfrein) avant de souder. La soudure ébarbée est alors très discrète.
A ce stade certains s’arrêtent et d’autres ne sont qu’à la moitié de leur travail commençant alors les taches les plus laborieuses : meuler, limer, et poncer. Bien heureusement la différence est perçue par un néophyte même lorsque l’ouvrage est recouvert de 3 couches de peinture très épaisse…